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Entrepreneuriat : Pour sortir de la crise, il faut favoriser l’entrepreneuriat, préconise l’OCDE

C’est une préconisation de l’OCDE donnée à partir des indications fournies par l’édition 2012 du Panorama de l’entrepreneuriat, qui dresse un tableau général de l’entrepreneuriat dans les pays de l’OCDE : ICI

N’étant pas économiste, je m’interroge pourtant sur le fait que l’OCDE n’explique pas véritablement  pourquoi l’entrepreneuriat a subi la crise actuelle de plein fouet. Ni par quel moyen la création d’entreprise pourrait éviter les écueils qui se dressent devant elle.

Je vais m’y essayer de façon probablement simpliste dans ce qui suit.

1-      L’impact de la crise

Nul besoin d’être un génie pour comprendre que la ralentissement de la croissance et de la consommation a eu un impact direct sur la performance des entreprises et amené nombre d’entre elles à la catastrophe.

Nul besoin non plus d’être un génie pour noter que le système financier actuel n’est pas favorable aux entreprises. Les banques préfèrent sans doute prêter aux états (c’est plus rémunérateur !) qu’aux entreprises. Les actionnaires, toujours plus soucieux de la rentabilité de leurs placements, poussent à une vision à court terme, favorisant les restructurations et les économies de charges, sur les salaires notamment.

2-      L’entrepreneuriat

Favoriser l’entrepreneuriat oui. Mais comment ? En poussant les gens à dépendre d’actionnaires avides de gains toujours plus importants ? En faisant sans le concours des banques qui ne prêtent plus rien ?

Quelle est la solution me direz-vous ?

Eh bien en créant des entreprises sans avoir recourt aux banques et qui ne dépendront plus des requins de la finance tout simplement.

Et c’est là que nous pouvons regarder vers une solution d’avenir : les SCOP.

Comme toutes les entreprises, celles-ci visent bien sûr la rentabilité. Mais pas seulement : une SCOP est un projet collaboratif dont chaque membre est en partie responsable. Les collaborateurs s’impliquent dans les décisions sur le principe « un salarié associé = une voix » et n’ont plus à subir des décisions de dirigeants trop souvent éloignés de leurs préoccupations.

Et ce ne sont pas des entreprises de seconde zone comme l’attestent les chiffres qui suivent :

  • 1959 sociétés pour près de 40 000 employés,
  • 3.5 milliards d’euros de chiffre d’affaires,
  • 20 salariés en moyenne par SCOP,
  • 74% des entreprises en activité après 3 ans (contre 66% pour l’ensemble des entreprises françaises),
  • 3 acteurs majeurs : Acome (359 millions d’euros de CA), Chèque déjeuner (286 millions d’euros de CA) et Scopelec (148 millions d’euros de CA).

A La Réunion, cette forme d’entrepreneuriat a été mise en œuvre avec succès, suite à l’affaire de l’ARAST : des anciens salariés se sont  regroupés pour créer la Scopad qui reprend chaque jour plus d’heures d’intervention auprès des anciens bénéficiaires de l’action de l’ARAST.

Favorisons l’entrepreneuriat oui mais pas sous n’importe quelle forme. Pour s’affranchir du diktat de la Finance Mondiale, votons pour la SCOP.

De quoi donner des idées j’espère aux futurs entrepreneurs réunionnais…

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